Histoire et Patrimoine

Niché à 750 mètres d’altitude, au fond de la vallée du Garbet, Aulus-les-Bains est un authentique site du Haut Couserans, dans les Pyrénées Ariégeoise.

Le village, regroupé autour de son clocher, est partagé entre tradition ( haut du village pastoral ) et tourisme ( bas du village plus moderne ). C’est au départ d’Aulus que vous découvrirez la cascade d’Ars, une des plus hautes des Pyrénées.

Aulus est une terre de nature propice aux loisirs, sports et à la remise en forme, et dispose d’un important nombre d’établissements de tourisme.

Si l’occupation par l’homme de la vallée glaciaire du Garbet pourrait remonter aux temps préhistoriques, elle est certaine à l’époque romaine puisque furent trouvées à l’emplacement des sources d’Aulus, trois pièces de monnaie datant du 1er siècle de notre ère. En vérité, l’histoire du village passe par deux époques.

Jusqu’au XIème siècle, le village ne comprend que quelques huttes celtiques et quelques granges.

Au XVIème siècles, l’activité principale des habitants est l’exploitation des mines de plomb argentifères que recèle le Pouech au confluent de l’Ars et du Garbet.Aulus vers 1900Le site se situe à 4 km en amont, au lieu-dit "Castelminier", près du cirque d’Agnesserres, et depuis longtemps détruit. D’origine romaine, tout autant que celles des Argentières sur le plateau de Coumebière en liaison avec Vicdessos par le port de Saleix, cette exploitation continue durant le moyen âge mais s’interrompt bien avant 1600. Date à laquelle Jean de Malus, maître de la monnaie de Bordeaux, visite les "abysmes" et les galeries sans mentionner dans son rapport une quelconque activité industrielle. Le village est en effet à plusieurs reprises, victime d’incursions notamment Huguenotes en 1568. Permettant à une commission d’experts de conclure en 1591 que les habitants sont "une partie morts, l’autre en Espagne".

Le village reconstruit vers la fin du XVIème siècle à son emplacement actuel, subsiste uniquement grâce à l’élevage. Une activité qui sera à l’origine de meurtriers différents avec les pâtres d’Ercé.

Il faut attendre 1770 pour que l’exploitation des mines soit à nouveau reprise. Bien souvent arrêtée, elle sera abandonnée après la seconde guerre mondiale.

Le XIXème siècle, marqué par l’insurrection des "Demoiselles", les "eaux" l’emportent sur les mines. En 1822, le lieutenant Darnnagnac, en cantonnement à Ustou, atteint de syphilis, trouve son salut dans les bienfaits des sources aulusiennes. Les cures sont surveillées médicalement dès 1845. Si les buvettes, l’établissement thermal et les nombreux hôtels font d’Aulus une station renommée qu’agrémente le baccara, la seconde guerre mondiale mettra un point final à l’âge d’or d’Aulus.

Depuis 1979, les autorités municipales tendent à relancer les eaux aux multiples vertus. Cet effort, lié aux avantages que procurent la possibilité de gravir les cimes environnantes et l’emplacement du village sur le GR10, permettra certainement d’évoquer un jour la troisième époque de l’histoire d’Aulus-les-bains.

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